
Un synthétiseur d'effets vidéo qui se joue en direct, inspiré du Sandin Image Processor de 1973. Des modules « tiroirs » que l'on empile, et GRASS : un étage que vous codez vous-même en Metal.
Le Sandin Image Processor (Dan Sandin, Chicago, 1973) est un synthétiseur vidéo analogique modulaire : une série de tiroirs — oscillateurs, colorizer, comparator, adder/multiplier — reliés par cordons, qui transforment un signal en direct.
Sandin en publie les plans en accès libre : quiconque peut le construire. Couplé au langage GRASS de Tom DeFanti (1974), il rend l'image programmable. C'est l'un des berceaux de l'art vidéo.
Sandin FX applique en temps réel une chaîne de modules sur n'importe quelle vidéo — ou sur la webcam en direct — et exporte le résultat. Tout est temps réel à 60 i/s ; l'export est déterministe, calé sur le timecode.
Onze préréglages, un morphing A→B entre vos réglages, trois LFO internes, l'automation de vos gestes rejouée à l'export, et une réactivité audio qui n'écoute le micro que si vous l'y autorisez.
Interface en français — noms de fonctions conservés
Chaque module reprend un « tiroir » du Sandin IP — ou ajoute ce que l'analogique ne pouvait pas.
Les zones claires soulèvent les lignes de balayage : l'image devient un relief lumineux filaire, lignes déplacées et hors-champ noir.
Réinjection de l'image précédente — zoom, rotation, centre déplaçable, teinte tournante, 4 modes de fusion, séparation RVB des échos. Du trail discret au mandala spiralé.
La luminance pilote une rampe de fausses couleurs — 7 palettes dont Spiral, Julia et Quaternion, tirées des œuvres de Sandin, à dérive animée.
Des objets naissent, grandissent et s'effacent sur l'image ; trajectoire aléatoire ou spirale dorée. Déterministe — identique à l'export.
Incrustation binaire au seuil de luminance, avec douceur de transition réglable.
Ondulation horizontale de l'image et gigue de lignes façon magnétoscope désynchronisé.
La « feuille de caoutchouc » — déplacement par bruit fluide — et un repli angulaire en N secteurs placé en tête de chaîne : tout l'aval opère dans l'espace replié.
Bloom des phosphores, gel temporel de l'image, scanlines, bruit, vignette et masque CRT (triades RVB des phosphores).
Un étage codé par vous, en Metal, compilé à chaud et inséré en tête de chaîne. Coloration syntaxique, numéros de ligne, exemples fournis. Le code actif est persisté et rejoué à l'export.
Sorties rendues par le moteur, et l'interface. Cliquez pour agrandir.








| Plateformes | macOS 14+ — Apple Silicon & Intel (Metal). Linux — C++17, SDL2, OpenGL 3.3, Dear ImGui, FFmpeg, RtMidi. |
|---|---|
| Technique | Swift · SwiftUI · Metal. Un seul shader fragment, compilé à l'exécution. |
| Entrées | Fichier vidéo (boucle, points In/Out) · caméra webcam en direct. |
| Temps réel | 60 images/seconde ; aperçu et fenêtre de sortie plein écran. |
| Export | H.264 · ProRes 422 · ProRes 4444 — audio d'origine conservé, rendu déterministe (calé timecode). |
| REC caméra | Enregistrement temps réel en .mov (H.264), micro optionnel. |
| Modulation | 3 LFO internes · réactivité audio 3 bandes (opt-in micro) · gestes rejoués à l'export. |
| GRASS | Éditeur Metal, coloration syntaxique, compilation à chaud, code persistant. |
| Préréglages | 11 préréglages + « Mes réglages » — un JSON par réglage, code GRASS inclus. |
| Contrôle | MIDI Learn ; mappages sauvegardés en JSON. |
| Fichiers | JSON ouverts, lisibles et copiables — partagés avec la version Linux. |